GIRARD Joseph

Né le 30 septembre 1848 à Alger ; typographe ; marin communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire ; fusilier marin en garnison à Paris, il fut incorporé dans le 2e bataillon de fusiliers-marins de la division de Cherbourg, puis mis en congé renouvelable le 24 avril 1869 comme engagé volontaire ayant plus de quatre ans de service. Il fut rappelé le 25 juillet 1870 pour faire partie de l’annexe n° 10 du vaisseau Louis XIV envoyé à Paris, puis il fut employé, pendant le 1er Siège, comme secrétaire d’un officier d’administration au fort de Montrouge. Le 8 mars, il obtint un congé renouvelable.
Après le 18 mars 1871, il s’engagea dans la flottille de la Seine ; il fut élu, le 15 avril, commandant de la canonnière La Commune. Embossé derrière le pont du Point-du-Jour, il tira sur les batteries de Meudon ; il avait essayé de plus d’organiser un service d’espionnage au profit de la Commune. Le 13 mai, il se replia devant le pont de la Concorde.
Le 24 novembre 1871, le 1er conseil de guerre le condamna à la peine de mort ; le 15 mars 1872, sa peine fut commuée en travaux forcés à perpétuité. En déportation il eut une « belle conduite pour la répression de l’insurrection canaque ». Le 17 mai 1879, sa peine fut ramenée à dix ans de bannissement et, le 27 novembre 1879, remise du reste lui fut accordée. Il revint par la Creuse.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article60438, notice GIRARD Joseph, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 juillet 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/733 et BB 27. — Arch. PPo., listes de contumaces.

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