GIRARDOT Auguste, Prosper

Né à Paris le 4 avril 1842 ; y demeurant, passage des Quinze-Vingts (XIIe arr.) ; fondeur en cuivre ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il avait servi dans les bataillons d’Afrique et en avait été libéré en 1867 avec grade de sous-officier. On le rappela sous les drapeaux le 10 août 1870 et il fut incorporé au 43e régiment de ligne qui devint le 31e régiment de marche et fit la campagne de la Loire.
Après l’armistice, il rentra à Paris vers le 15 mars 1871, mais c’est au début d’avril seulement qu’il fit partie du 66e bataillon fédéré. Il fut envoyé au fort d’Issy et, vers le 4 ou le 5 mai, élu sous-lieutenant, puis capitaine à la 1re compagnie de marche du bataillon. Tout proche de la Roquette, le 66e fournit des volontaires lors de l’exécution des otages. Girardot fut grièvement blessé à la tête dans les derniers jours de la lutte, rue de la Roquette, XIe arr., et hospitalisé à Saint-Louis, le 31 mai, puis transféré, le 21 août, à l’hôpital Saint-Martin et évacué sur l’hospice des incurables à Ivry, enfin conduit à Versailles. Témoin à charge, en mai, lors du procès du comte de Beaufort, il dit avoir demandé la grâce de celui-ci. À propos des otages, il dit à l’instruction avoir vu Genton, une liste de prisonniers à la main, mais refusa de le répéter à l’audience ; il ne reconnut pas non plus Fortin.
Le 6e conseil de guerre le condamna, le 22 janvier 1872, à la déportation simple ; détenu un temps à l’île d’Oléron, il fut noté pour son indiscipline. Il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Il fut amnistié le 15 janvier 1879 et rentra en France par le Var.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article60457, notice GIRARDOT Auguste, Prosper, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 27 juillet 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/740, 770 et H colonies. — Gazette des Tribunaux, 10 janvier 1872. — Note de Louis Bretonnière.

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