GODEAU François [parfois GODEAUX]

Par Gilles Pichavant

Né en 1836 ; perruquier ; Membre du "Comité central républicain de Solidarité" du Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) en 1871.

En 1871, François Godeau avait 35 ans. Il était perruquier au Havre (Seine-Inférieure), et y habitait, 54 rue Louis-Philippe. Il fut l’un des principaux membres du club socialiste de la rue Bernardin-de-Saint-Pierre au Havre, qui se transforma en « Comité central républicain de Solidarité » en mars 1871, et dont le président était Albert Detré. Le 6 avril 1871, dans une réunion publique organisée par ce club, il exalta en termes véhéments la résistance de la Commune de Paris au « gouvernement de la honte nationale » siégeant à Versailles. La police dit de lui qu’il était partisan du désordre et de la suppression de toute autorité.

Ce comité présenta une liste aux élections municipales de 1871 au Havre, et obtint une moyenne de 2200 voix, soit environ 22%, ce qui dépassa toutes les espérances de ses promoteurs et inquiéta fortement les autorités.

Pourrait se confondre avec Godeau, qui, apparait dans l’ouvrage, Le Peuple du Havre et son Histoire, de Jean Legoy, en 1880, et, peut-être un autre, en 1886.

Le 30 novembre 1880, un Cercle ouvrier d’études sociale collectiviste-révolutionnaire est créé au Havre, groupe de base de la fédération du Parti des travailleurs socialistes de France, qui prend le nom des « Pionniers du Havre », et dont le secrétaire s’appelle Godeau.

Le 25 mars 1886, Godeau intervint dans une réunion d’ouvriers sans travail à Franklin. La salle était comble, et l’officier de police de service évalua la foule à 2400 personnes. « Le citoyen Godeau, dans une allocution calme demanda « que le gouvernement s’empare des canaux, des chemins de fer et du sous-sol foncier, pour le donner aux ouvriers. Il a dit : le temps des barricades est passé, la lutte se fera pacifiquement, soyons calmes parce que nous serons forts, nous sommes la masse et on doit compter avec elle ». Jean Legoy précise en note : « Godeau déclare que "c’est la première réunion publique qui a lieu où il soit possible au parti socialiste de développer ses idées". Godeau est socialiste collectiviste, de la tendance de Jules Guesde ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article60577, notice GODEAU François [parfois GODEAUX] par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 janvier 2021.

Par Gilles Pichavant

SOURCES : Arch. Dép. de Seine-Maritime, dossier sur l’enquête parlementaire sur l’insurrection du 18 mars 1871, cote 2U 2704. — Jean Legoy, Le peuple du Havre et son histoire, tome 1, imprimerie Édip, 1984, note 206 page 85, et pages 177 et 200.

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