LIENHARDT Joseph

Par Jean-Pierre Kintz et Fernand Brem

Né le 8 avril 1885 à Herrlisheim (Basse-Alsace, Alsace-Lorraine), mort le 4 avril 1960 à Strasbourg (Bas-Rhin) ; cheminot à Strasbourg de 1908 à 1947 ; syndicaliste chrétien.

Joseph Lienhardt fut l’un des huit enfants de Joseph Lienhard, artisan maçon-agriculteur, père de neuf enfants, et de Béatrice Gross. Il fréquenta l’école communale jusqu’en 1899 puis aida ses parents. Garçon de café jusqu’à vingt ans à Strasbourg, déclaré inapte au service militaire dans l’armée allemande, il partit ensuite chez un oncle, régisseur des domaines du comte de Pomereau au château du Héron (Seine Inférieure). En 1906, il partit pour Neuilly-sur-Seine, passa son permis de conduire et se fit engager comme chauffeur de maître chez le banquier Cuny.
En 1908, il revint en Alsace et entra, le 1er juillet 1908, dans les services de chemins de fer à Strasbourg comme « agent de la voirie », puis accéda au grade de cantonnier le 1er septembre et fut affecté comme garçon de bureau dans l’administration. En 1913, il se maria avec Catherine Wittner : le couple eut trois enfants. Le 5 mai 1917, il fut nommé à la gare de triage de Hausbergen (Basse-Alsace), puis muté le 1er mars 1918 à la gare de Réding (Lorraine). Le 15 juillet 1918, il fut titularisé en tant que « aide aiguilleur impérial ». Le 15 septembre 1919, il fut muté à la gare de Strasbourg-Koenigshoffen, puis le 1er avril 1920 à la Grande vitesse à Strasbourg. Devenu en 1922 commis administratif aux services administratifs du réseau A-L à Strasbourg, il poursuivit sa carrière jusqu’au poste de sous-chef de gare et d’employé principal à la SNCF.
Évacué en septembre 1939 à Trouville-sur-Mer (Calvados), puis en juin 1940 à Font-Romeu (Pyrénées Orientales), il retourna le 7 août 1940 à Strasbourg annexé. Il fut affecté par la Reichsbahn à un emploi d’Obersekretär (secrétaire de classe supérieure). Il prit sa retraite en 1947.
Il fut élu caissier du syndicat indépendant (chrétien) des cheminots d’Alsace et de Lorraine lors de l’assemblée générale des 2-3 octobre 1920. Le 1er août 1920, il avait fondé la Caisse de décès, qu’il dirigea avec Ernest Daubenberger jusqu’à la transformation de cette caisse en caisse de secours mutuels en 1946. Il fut réélu membre du comité central de l’Union des syndicats chrétiens des cheminots d’Alsace et de Lorraine par le Ier congrès réuni à Strasbourg après la Libération le 16 juin 1946. Il était également membre du conseil d’administration de la Fédération nationale des cheminots.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article6062, notice LIENHARDT Joseph par Jean-Pierre Kintz et Fernand Brem, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 24 mars 2012.

Par Jean-Pierre Kintz et Fernand Brem

SOURCES : Le Nouvel Alsacien, 7 avril 1955 et 7 avril 1960. — Revue des cheminots d’Alsace et de Lorraine, 1er novembre 1920, 1er juillet 1946, 1er décembre 1959, 1er mai 1960. — Festchrift herausgegeben vom Unabhängigen Eisenbahner-Verband von Elsass und Lothringen, 36 p. — DBMOF, tome 34, p. 388. — Témoignage écrit de son fils, André Lienhardt, 27 juillet 2002, et de Bernard Lienhardt, 12 août 2002. — Entretien téléphonique avec Joseph Lienhardt. — État civil.

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