GONDOUIN Gustave, Arsène

Né le 15 janvier 1824 au Bec-Hellouin (Eure) ; demeurant à Paris, 50, rue d’Allemagne (XIXe arr.) ; mécanicien ; communard.

Il était veuf, sans enfant. Pendant le 1er Siège, il était sergent dans la 3e compagnie sédentaire du 224e bataillon de la Garde nationale ; vers le 15 avril 1871, il fut élu sergent-fourrier de la même compagnie, devenue, peu après, une compagnie de marche. En dernier lieu, il fut sergent-major. Il serait resté une quinzaine de jours (service de garde) à la gare Saint-Lazare, puis, le 19 mai, il aurait cessé tout service. D’après les dépositions de deux locataires de sa maison, il s’était battu derrière les barricades jusqu’à l’occupation — 26 ou 27 mai — de son quartier par les troupes régulières ; des rapports de police le confirmèrent.
Le 19e conseil de guerre le condamna, le 17 février 1872, à quinze ans de détention ; le 20 janvier 1875, sa peine fut réduite à dix ans ; le 11 août 1876, il obtint une remise de deux ans ; il était bien noté à Belle-Île en septembre 1877 ; d’après le sénateur Édmond Adam, qui le recommandait en mai 1876, Gondouin « ne s’était point mêlé de politique jusque-là » ; aujourd’hui, « il était d’ailleurs tout à fait maté, fort repentant, et il n’y avait pas à craindre que celui-là recommence », c’était d’ailleurs un « bon ouvrier, laborieux » ; le 14 février 1878, Gondouin obtint une nouvelle remise de dix-huit mois.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article60647, notice GONDOUIN Gustave, Arsène, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 1er août 2019.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/756.

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