GRANGÉ Émile

Né le 13 décembre 1812 à Soissons (Aisne) ; demeurant à Paris, 221, Grande-rue de Passy (XVIe arr.) ; peintre en bâtiment ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Marié, père d’un enfant, il avait quitté sa femme et vivait depuis vingt ans avec une concubine. Grangé avait fait un congé dans le 6e régiment de lanciers ; libéré en 1836, il se fixa à Paris ; il avait un frère qui était propriétaire et habitait 9, rue du Vieux-Colombier, VIe arr.
Pendant le 1er Siège, il était caporal dans une compagnie sédentaire du 72e bataillon de la Garde nationale ; il fut exclu en février 1871 parce que, dit-il, il avait dépassé 55 ans. Sous la Commune de Paris, il s’enrôla et fut nommé caporal. Arrêté en juin à Bourg-la-Reine, il fut incarcéré à Rochefort.
Le 10e conseil de guerre le condamna, le 27 février 1872, à la déportation simple et à la privation de ses droits civiques ; il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Le 19 décembre 1876, sa peine fut commuée en huit ans de détention, puis remise le 12 avril 1878. On le disait d’une faiblesse extrême ; il était rentré, en 1877, par le Tage.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article60866, notice GRANGÉ Émile, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 9 août 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/767 et BB 27. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Notes de M. Cordillot et de L. Bretonnière.

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