GUÉLIN Émile, François

Né le 11 septembre 1848 à Gray (Haute-Saône) ; tapissier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il vivait maritalement avec une jeune fille. Pendant le 1er Siège, il fut simple garde dans un bataillon de la Garde nationale sédentaire ; le 18 mars 1871, il se fit nommer délégué du 35e bataillon auprès du comité des Batignolles ; le jour de la sortie du Mont-Valérien, il se trouva du côté de Chatou avec la colonne Flourens. Pendant les derniers combats, il lutta derrière les barricades à Neuilly puis dut se cacher à partir du 22 mai.
Le 5e conseil de guerre le condamna, le 18 octobre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la privation de ses droits civiques ; le 26 janvier 1872, sa peine fut commuée en déportation simple, puis, le 26 juin 1878, en huit ans de détention. Il était arrivé à Nouméa le 4 mai 1873 ; il fut bien noté en déportation et obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article61073, notice GUÉLIN Émile, François, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 16 août 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/732. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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