GUILLIN Jean-Baptiste

Né le 27 octobre 1841 à Allerey (Saône-et-Loire) ; forgeron à la Guillotière (Lyon) ; ancien marin ; participant à la Commune de Lyon.

Il était le fils de Pierre Guillin ; célibataire.
Franc-tireur lors de la guerre franco-allemande de 1870-1871, J.-B. Guillin travaillait avec son père à Lyon lorsque, sous l’influence de l’ouvrier Charles Messier, il se déclara partisan de la Commune de Paris et participa aux réunions qui préparèrent l’insurrection communaliste lyonnaise du 30 avril 1871. Ce jour-là, il se trouvait, vêtu de son uniforme de marin, dans un groupe d’insurgés chargés de recruter des combattants et de sonner le tocsin dans les églises de la Guillotière. Vers la fin de la première semaine de mai, alors que son père et son frère étaient arrêtés, il s’enfuit.
On trouve sa trace à Bonneville (Haute-Savoie), puis il passa à Lyon pour se rendre ensuite à Marseille, à Toulon, à Gazan (?) près de Nîmes, à Firminy, Saint-Étienne, Rive-de-Gier, puis Lyon où il revint fin octobre 1874.
Depuis le 13 décembre 1871, il était condamné à cinq ans de déportation dans une enceinte fortifiée (contumace).
Arrêté en décembre 1874, il fut de nouveau déféré devant le conseil de guerre de Lyon qui le condamna, le 8 janvier 1875, à deux ans de prison.
J.-B. Guillin prétendit devant le tribunal qu’il avait été entraîné et tira parti, dans son argumentation, du fait qu’il ne savait ni lire ni écrire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article61269, notice GUILLIN Jean-Baptiste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 25 août 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/824. — Arch. Dép. Rhône, série R, conseil de guerre de 1871, liasse D à G.

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