GUITTON Pierre, Honoré

Né le 27 février 1824 à Maisonnettes (?) — serait-ce Maisoncelles-en-Brie ou en-Gâtinais ? (Seine-et-Marne) ; cuisinier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Pendant le 1er Siège et sous la Commune de Paris, il servit comme garde dans une compagnie sédentaire du 173e bataillon de la Garde nationale ; vers le mois de mai 1871, il fut nommé adjudant sous-officier. Il resta quatorze jours à Auteuil ; le 22 mai, il dirigea les travaux de la barricade au coin de la rue du Faubourg-Montmartre et de la rue Drouot, IXe arr. Il se livra le 27 mai aux Prussiens, porte de Romainville.
On recueillit de bons renseignements sur sa conduite avant le 18 mars. Le 13e conseil de guerre le condamna, le 19 janvier 1872, aux travaux forcés à perpétuité et à la privation de ses droits civiques. Il fut embarqué le 19 juin 1873, à Toulon à bord de la Virginie qui arriva à Nouméa le 24 octobre. En déportation, il fut bien noté. Le 14 février 1878, sa peine fut commuée en vingt ans de travaux forcés, puis il obtint remise du reste le 27 novembre 1879. Il rentra par le Tage.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article61339, notice GUITTON Pierre, Honoré, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 28 août 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/745. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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