HACKSPILLE Jean-Baptiste

Né le 28 février 1831 à Sèvres (Seine-et-Oise) ; demeurant à Paris, 7, rue des Cendriers (XXe arr.) ; journalier ou cordonnier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il avait été enfermé, de douze à quinze ans, en maison de correction pour vagabondage, et condamné, en 1860, à deux mois de prison pour rébellion.
Il avait servi contre les Prussiens dans le corps des Éclaireurs de la Seine. Il revint à Paris après son licenciement et s’engagea dans les Vengeurs de Paris ; il fut blessé, le 23 mai 1871, boulevard Beaumarchais. Arrêté le 24 juin, il fut incarcéré à Rochefort.
Le 19e conseil de guerre le condamna, le 18 juin 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée ; le 5 décembre 1872, sa peine fut commuée en déportation simple ; le 9 mars 1877, en huit ans de détention, puis remise le 15 janvier 1879 ; il avait demandé à rester sur sa concession de l’Île des Pins, y avait été autorisé mais s’était finalement décidé à revenir à Paris. Il rentra par le Var.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article61381, notice HACKSPILLE Jean-Baptiste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 29 août 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/769. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Gérard Hamon, Retour en France d’un communard déporté, Rennes, Pontcerq, 2016, p. 176. — Notes de Michel Cordillot.

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