HEYDECKER Pierre, Auguste

Né le 8 mars 1842 à Monneren, arr. de Thionville (Moselle) ; inspecteur de police ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. C’était un ancien garde de Paris, libéré, le 22 juillet 1870, avec un certificat de bonne conduite. D’après le colonel commandant la 1re légion de Garde républicaine, Heydecker aurait été mis en demeure de donner sa démission à la suite d’une punition de quinze jours. Incorporé le 17 août 1870 au 28e régiment de marche, il y obtint le grade de sergent-fourrier. Il fut licencié le 9 mars 1871, avec une note attestant qu’il s’était bien conduit pendant la guerre.
Sous la Commune de Paris, il fit partie du 22e bataillon de la Garde nationale et fut élu capitaine de la 3e compagnie de marche vers le 20 avril 1871. Il prétendit ne pas avoir pris part à la lutte, mais fut contredit par plusieurs témoignages. Il avait en outre signé, avec le commandant Noro, le capitaine Denis, les officiers Canard, Félix Dupuis, Keller, Michaux, Raux et Vergne, le chirurgien aide-major A. Valabrègue, une protestation contre l’« abominable férocité » des soldats de Versailles qui fusillèrent, le 11 mai 1871, des soldats blessés appartenant à son bataillon.
Le 3e conseil de guerre le condamna, le 22 janvier 1872, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 9 février 1873 ; sa conduite fut très bonne : sa femme habitait avec lui, et sa fille, âgée d’une quinzaine d’années, était en pension chez des religieuses à Nouméa ; le 4 janvier 1877, sa peine fut commuée en six ans de détention. Il rentra par le Navarin.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article61753, notice HEYDECKER Pierre, Auguste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 12 septembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/743 et BB 27. — Murailles... 1871, op. cit., 11 mai 1871.

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