HOCQUARD Auguste

Né le 31 mai 1836 à Longeville-les-Metz (Moselle) ; imprimeur-lithographe ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Hocquard travailla à Londres, à Birmingham, et fréquentait les clubs radicaux. À la déclaration de guerre il vint en France.
Pendant le 1er Siège, il servit comme simple garde ; sous la Commune de Paris, il fut sous-lieutenant porte-drapeau au 96e bataillon de la Garde nationale. Au début de mai 1871, il se trouvait au fort de Vanves où, d’après lui, il resta trois jours. Dans une lettre du 7 avril à Thévenot, délégué à la mairie du IVe arr., il s’était déclaré avec enthousiasme pour la Commune. Il prétendit avoir changé d’opinion ensuite. Le 20 mai, il obtint un laissez-passer par la légation des États-Unis, et se rendit à Ecouen (Seine-et-Oise) où il travailla jusqu’au 11 juin. Il rentra à Paris le 14 et fut aussitôt arrêté.
Il affirmait n’avoir jamais subi de condamnation ; il vivait avec une femme dont il avait trois enfants ; les renseignements recueillis sur lui n’étaient pas défavorables. Le 3e conseil de guerre le condamna, le 27 octobre 1871, à la déportation simple ; en juin 1878, il était mal noté en Nouvelle-Calédonie : paresseux, mauvaises fréquentations (rapport de l’administration). Il obtint la remise de sa peine le 11 mars 1879.
Il partit alors pour la Nouvelle-Zélande et arriva à Auckland en février 1880 en même temps que N. Henry, S. Huguenin, H. Lahalle, H. Leurident, P. Picard, F. Plessis, F. Rayer, B. Verspalt et Albin Villeval.
Communard depuis longtemps réfugié à Auckland, F. Peltzer les aida à s’installer. Ils furent à l’origine de la création d’organisations culturelles variées : « La Société littéraire française » (1881), le « Cercle de conversation française », la « Société philharmonique ». En 1880, ils publièrent un journal, Le Patriote, dont aucun exemplaire, semble-t-il, n’a été conservé.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article61791, notice HOCQUARD Auguste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 12 septembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/736 (au dossier une lettre de Hocquard écrite le 23 janvier 1873 et adressée à sa « chère Marie », sa femme sans doute). — Arch. Nat. BB 27. — Renseignements communiqués par H. Roth, bibliothécaire à l’Université d’Auckland.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément