IDJIEZ Victor

« Bibliothécaire-directeur » à la mairie du XIe arr. de Paris, sous la Commune.

Il fit partie de la sous-commission municipale qui comprenait : André, Capellaro, Collin, David, Dorgal, C. Favre, V. Idjiez, Périer et fit réquisitionner la guillotine perfectionnée, achevée ou sur le point de l’être, ainsi que l’instrument ordinaire et ils décidèrent « que les deux instruments de supplice seraient brûlés en place publique » le 6 avril 1871.

Les deux guillotines furent détruites le jour même par le 137e bataillon de la Garde nationale sous les applaudissements de la foule. Moins d’une semaine plus tard, il fut procédé à la destruction de l’espace dallé situé devant la prison de la Roquette où était dressé l’échafaud.

Victor Idjiez appartint aussi à la commission d’enquête constituée le 13 avril dans le XIe arr. « pour les pensions et indemnités à accorder aux veuves et orphelins des victimes de la défense des droits du peuple » (cf. Murailles... 1871, op. cit., p. 296). — Voir Capellaro.

Par contumace, Idjiez fut condamné, le 30 janvier 1873, par le 10e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article62070, notice IDJIEZ Victor, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 juin 2020.

SOURCES : J.O. Commune, 10 avril 1871. — Arch. Min. Guerre, 10e conseil (n° 748). — Arch. PPo., listes de contumaces. — Michel Cordillot (coord.), La Commune de Paris 1871. L’événement, les acteurs, les lieux, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l’Atelier, janvier 2021.

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