GIBERT Urbain, Antoine, Pierre, Georges

Par Jacques Girault

Né le 28 janvier 1903 à Missègre (Aude) , mort le 5 septembre 1987 à Carcassonne (Aude) ; instituteur ; militant syndicaliste ; militant socialiste SFIO puis PS de l’Aude.

Fils d’un bourrelier et d’une couturière également agriculteurs, Urbain Gibert entra à l’École normale d’instituteurs de Carcassonne en 1919 pour en sortir en juillet 1922. Après avoir effectué son service militaire, il épousa en avril 1926 à Lauraguel (Aude) Rosalie, Hortense, Victorine Denarnaud, née le 17 février 1902 à Rennes-les-Bains (Aude), fille d’un cultivateur, institutrice à Lauraguel. Membres du Syndicat national, ils occupèrent pendant toute leur carrière un poste double à Lauraguel.

Membre du conseil syndical de la section départementale de juillet 1930 à juin 1934, délégué au congrès national de Clermont-Ferrand (1932), Gibert participa, avec sa femme, à titre personnel, aux congrès de Nice (1934) et de Nantes (1938). Il participa aux actions dans son département pour l’aide aux Républicains espagnols. Lors de la grève contre les décrets-lois du 30 novembre 1938, en accord avec le bureau de la section départementale du syndicat, il se prononça contre, mais fut gréviste par discipline syndicale. N’ayant pas été suivi dans son canton dont il était responsable, il démissionna de ce mandat. Avec quatre autres grévistes, il fut privé de promotion et le bulletin syndical dénonça cette sanction. Sa femme devint la responsable cantonale en août 1939. L’administration, en 1940, le muta dans un autre département comme d’autres grévistes. Mais, prisonnier en Allemagne, cette sanction ne fut pas appliquée.

Gibert effectuait des recherches d’histoire locale et s’efforçait d’en montrer l’intérêt pour éveiller les enfants à l’histoire dans la presse syndicale. Il rédigea également de nombreux articles d’histoire dans le bulletin publié par la Société d’études scientifiques de l’Aude dont il fut l’un des présidents.

Mobilisé en septembre 1939, prisonnier en juin 1940, Gibert resta prisonnier en oflag en Allemagne jusqu’au 22 avril 1945.

Membre du Parti socialiste SFIO depuis 1928, Gibert continua à militer après la guerre et adhéra au Parti socialiste dès sa formation. Membre de la Société des arts et des sciences de Carcassonne, il publia en 1984 une plaquette de douze pages sur « La Censure : 31 janvier 1915, saisie du journal La Dépêche ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article62117, notice GIBERT Urbain, Antoine, Pierre, Georges par Jacques Girault, version mise en ligne le 24 février 2010, dernière modification le 6 janvier 2019.

Par Jacques Girault

SOURCES : Presse syndicale. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Rancoule, « Nécrologie, Urbain Gibert », Bulletin de la Société d’études scientifiques de l’Aude, tome LXXXIX, 1989, p. 148.

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