JANIN Pierre-Marie (ou Jean-Baptiste)

Ouvrier puddleur aux usines Schneider du Creusot (Saône-et-Loire) ; participant à la Commune du Creusot.

Il entra à l’usine Schneider en 1865, venant de Saint-Étienne et renvoyé le 28 février 1870 car il était ami intime de Assi et trésorier des grévistes. Il fut l’un des délégués ouvriers élus pour gérer la caisse de secours mutuels, en janvier 1870, avec Assi. Leur renvoi provoqua la grève du 19 janvier. Il fut alors élu secrétaire du Comité de grève.
Au lendemain du 4 septembre, il devint le bras droit de Dumay et, pour éviter son arrestation après la chute de la Commune du Creusot, il disparut. Il était à Genève en juin 1871. Au début de l’année 1872, il revint demander du travail chez Schneider mais essuya un refus. C’est dans les premiers mois de 1873 qu’on le revit en Saône-et-Loire, à Colombier-sous-Uxelles. D’après un rapport de police du 28 décembre 1875, il aurait correspondu alors avec Dumay. Il avait été condamné par contumace, le 13 février 1873, par le 16e conseil de guerre à la déportation dans une enceinte fortifiée.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article62251, notice JANIN Pierre-Marie (ou Jean-Baptiste), version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 1er octobre 2019.

ŒUVRE : Aux ouvriers du Creusot, leurs délégués, [Chalon-sur-Saône, 1870], in-8°, 1 p. Signé : Assi président, Janin secrétaire (Bibl. Nat., Lb 56/2560).

SOURCES : Arch. Dép. de Saône-et-Loire, série M. — Arch. PPo., B a/434. — J.-B. Dumay, Mémoires d’un militant ouvrier du Creusot, op. cit.. — M. Vuilleumier, « Le Gouvernement de Versailles, les autorités suisses et les proscrits de la Commune en 1871 », Le Mouvement social, janvier-mars 1962. — Notes d’A. Jeannet.

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