JEANNE François, Joseph, Armand

Né le 6 février 1839 à Chaource (Aube) ; demeurant à Paris, 8, impasse du Maine ; tourneur en optique ; communard.

Il était célibataire. Pendant le 1er Siège, il était caporal à la 4e compagnie de marche du 145e bataillon de la Garde nationale. Il fut élu lieutenant le 2 avril 1871 et capitaine le 1er mai. Il passa quelques jours au fort de Montrouge, puis la nuit du 23 au 24 mai à la barricade de la rue Rambuteau ; ensuite il rentra chez lui. On releva à sa charge qu’il avait procédé à plusieurs perquisitions et arrestations illégales.
On ne recueillit aucun renseignement sur sa conduite et sa moralité ; toutefois son patron, fabricant d’instruments d’optique, 104, rue du Temple, (IIIe arr.), attesta qu’il l’avait employé huit ans et qu’il était disposé à le reprendre (10 juillet 1872). Il fut condamné, le 9 mars 1872, par le 6e conseil de guerre, aux travaux forcés à perpétuité, puis, le 18 novembre 1874, à cinquante coups de corde pour tentative d’évasion. En 1877, il écrivait : « Il me serait bien difficile de demander grâce ; grâce de quoi ? »
On lui avait reproché lors du jugement ses ancêtres républicains de 1830 et 1832, son ancêtre républicain de 1830 et 1832, Charles Jeanne. Jeanne obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879 et rentra par la Loire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article62324, notice JEANNE François, Joseph, Armand, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 4 octobre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/755 et H colonies 177. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Henri Lavergne, La question des apaches, L’Aurore Politique, Littéraire, Sociale, quatorzième année, n° 4661, vendredi 12 avril 1910, p. 1.

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