JOCHMANS Guillaume (parfois orthographié POGKMANS, YOGKMANS ou JOCKMANS)

Né en 1824 en Belgique (la mention de Louvain comme lieu de naissance dans les dossiers des conseils de guerre n’est pas confirmée par les archives de l’état civil de cette ville) ; coiffeur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié sans enfants.
Établi à Paris, Jochmans servit durant le Premier Siège en tant que lieutenant au 101e bataillon de la Garde nationale. Après le 18 mars 1871, il continua de servir dans le même bataillon, qui était passé à l’insurrection. Il se battit notamment à la porte de Choisy et sur les remparts.
Le 24 mai, des hommes de la 2e compagnie de marche du 101e envahirent la maison d’un nommé Dubois pour créneler les murs. Dubois s’y opposa, se barricada dans sa chambre, fit feu sur ses assaillants et répandit sur eux un flacon d’acide sulfurique avant d’être finalement tué. Jochmans fut accusé d’avoir été au nombre de ses assaillants.
Condamné le 15 mars 1872 par le 14e conseil de guerre aux travaux forcés à perpétuité, Jochmans fut transporté en Nouvelle-Calédonie. Il vit sa peine commuée le 15 novembre 1879 en déportation simple. En 1866, il avait déjà fait l’objet d’une condamnation pour complicité de vol (sommiers judiciaires).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article62377, notice JOCHMANS Guillaume (parfois orthographié POGKMANS, YOGKMANS ou JOCKMANS), version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 6 octobre 2019.

SOURCES : Arch. Nat. BB 24/745 et H colonies 104. — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Belges ralliés à la Commune de Paris, Bruxelles, Ferraton, 1985. — Notes de M. Cordillot.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément