JULIEN Jean-Baptiste

Né le 28 mai 1835 à Saligney (Jura), mort à Bruxelles le 7 octobre 1873 ; employé aux écritures ; domicilié 87, rue du Chemin-de-Fer (Paris, XIVe arr.) ; communard.

Fils d’un instituteur, Jean-Baptiste Julien était marié et père d’un enfant. Il travailla comme instituteur puis comme chef de gare à la station du Mesnay Arbois. Il arriva à Paris à une date inconnue et trouva à s’embaucher comme employé aux écritures.
Il était peut-être membre de l’Internationale. Pendant le Siège de Paris, il fut élu sous-lieutenant en second puis lieutenant en second à la 3e compagnie du 243e bataillon de la Garde nationale puis il fut nommé lieutenant payeur ; il continua de servir après le 18 mars 1871 et fut nommé capitaine trésorier à l’état-major de la XIVe légion et membre de la commission militaire de la XIVe légion.
Il fut traduit devant le 5e Conseil de guerre le 20 mars 1872 et acquitté. Il se réfugia alors en Belgique. Son arrivée à Bruxelles fut enregistrée à la date du 31 mai 1873. Mort quelques mois plus tard, il fut enterré au cimetière de Josse-ten-Noode au milieu d’une grande affluence. Le cercueil était recouvert d’un drap rouge et trois discours d’adieux furent prononcés dont un par Verrujken de l’Internationale. Il fut loué pour sa qualité de libre-penseur.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article62565, notice JULIEN Jean-Baptiste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 21 avril 2021.

SOURCES : Arch. Paris, D2R4 46 et D2R4 217 c. — Arch. Min. Guerre, Ly 43 et GR 8 J 180 (298). — Gazette des Tribunaux, 13 octobre 1873. — L’Internationale, 12 octobre 1873. — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Les Communards en exil. État de la proscription communaliste à Bruxelles et dans les faubourgs, Bruxelles, 1971. — Notes de Michel Cordillot et P.-H. Zaidman.

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