MANCINI André

Par Jacques Girault

Né le 2 mai 1903 à Toulon (Var), mort le 26 décembre 1983 à Hyères (Var) ; cheminot ; syndicaliste CGTU ; militant communiste ; résistant ; adjoint au maire d’Hyères.

André Mancini était le plus jeune des huit enfants d’un ouvrier menuisier socialisant de l’Arsenal maritime. Il fut seulement baptisé. Entré comme facteur aux écritures à la Compagnie des chemins de fer de Provence en 1926, affecté à la gare de Toulon et, en 1927, il fut reçu au concours de chef de gare. À la fin de 1928, il fut nommé chef de gare de troisième classe à Bormes (Var), puis de novembre 1931 à avril 1940, fut chef de gare au Lavandou.
André Mancini se maria en octobre 1922 à Toulon. Le fils du couple fut seulement baptisé.

Membre du Parti communiste depuis 1928, syndiqué à la CGTU, il anima une grève de cinquante-deux jours au début 1928. Il faisait partie en 1938 du bureau du syndicat des cheminots.

Le 19 mars 1940, le préfet proposa de le radier de l’affectation spéciale et, en avril 1940, il fut interné au Chaffaut (Basses-Alpes) puis transféré à Fort-Barraux (Isère). Libéré comme cheminot à la fin de l’année 1941, il fut nommé chef de gare à Hyères-ville.

Il reprit contact aussitôt avec le Parti communiste et fit partie du triangle de direction pour le secteur d’Hyères. Il était parallèlement responsable du Front national. Membre du comité local de Libération, officier de l’état-major de l’Armée secrète au titre des FTPF, il fit partie de la commission municipale mise en place le 22 août 1944 et officialisée le 26 septembre 1944. Il fut élu conseiller municipal le 29 avril 1945 sur la liste "d’Union patriotique, républicaine et antifasciste", avec 4 059 voix sur 11 208 inscrits. Administrateur de l’hospice, il ne se représenta pas en fin de mandat. En 1945, désigné comme vice-président du Comité officiel des fêtes, il conserva cette fonction jusqu’en 1976.
A la fin de 1944, devenu contrôleur principal du Mouvement et du Trafic, André Mancini franchit tous les grades de la carrière jusqu’à sa retraite en 1967 comme chef des services d’exploitation.

Membre du comité départemental de la FNDIRP, il présidait la section locale depuis 1945 et, en 1980, assurait la présidence d’honneur des cheminots anciens combattants et résistants (section de Provence). Il siégeait au comité de section du Parti communiste français. Dirigeant de la section syndicale des retraités, il présidait à la fin des années 1970 le Comité local de coordination des anciens combattants et victimes de la guerre.

André Mancini figurait sur la liste "de la Gauche unie" pour les élections municipales du 18 février 1968 qui obtint 4 256 voix sur 18 533 inscrits. Elle fut élue à la suite d’une triangulaire au deuxième tour avec 5 623 voix. Il devint deuxième adjoint, délégué aux travaux. Le Conseil d’État ayant décidé de réinstaller les anciens élus qui venaient d’être battus, de nouvelles élections furent organisées pour treize sièges, le 2 février 1969. Toujours sur la liste "de la Gauche unie", il fut réélu avec 6 474 voix sur 18 781 inscrits. Il figurait à nouveau sur la liste "de la Gauche unie", le 14 mars 1971 qui, après avoir obtenu 6 747 voix sur 21 421 inscrits, fut battue au deuxième tour avec 7 416 voix. En avril 1977, il figurait à nouveau sur la liste communiste aux élections municipales qui obtint 2 693 voix sur 24 244 inscrits.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article6275, notice MANCINI André par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 23 juin 2012.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 4 M 250, 254, 7 M 12 2, 16 M 38, 18 M 13, 93. — Presse locale — Renseignements fournis par l’intéressé.— DBMOF, notice par J. Girault.

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