KRUEL Jules, Marie

Né le 27 janvier 1838 à Brest (Finistère) ; demeurant à Paris ; cordonnier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Ancien militaire, il fut rappelé sous les drapeaux pour la durée de la guerre contre la Prusse ; il fut libéré le 20 mars 1871 au Mont-Valérien, y reçut une feuille de route pour Brest, mais sans indemnité. Il s’arrêta, faute de ressources, à Paris où il habitait depuis huit ans, travailla quinze jours, puis s’engagea dans la 3e compagnie de marche du 80e bataillon fédéré. Le 15 avril, il partit pour Issy et fut nommé sous-lieutenant en remplacement de l’officier qui venait d’être blessé ; vers le 10 mai, il passa 48 heures à la porte Bineau ; il se constitua prisonnier le 28 mai à la barricade de la chaussée de Ménilmontant.
C’était un ouvrier « laborieux et paisible ». Le 15e conseil de guerre le condamna, le 6 avril 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il obtint la remise de sa peine le 14 septembre 1872, mais avec maintien de la privation de ses droits civiques. Cette date est peut-être inexacte, puisqu’il arriva à Nouméa le 2 novembre 1872.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article62756, notice KRUEL Jules, Marie, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 27 octobre 2019.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/756. — Note de Louis Bretonnière.

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