LECROIX Louis, Joseph [et non LACROIX]

Par Pierre-Henri Zaidman

Né le 4 mai 1820 à Sauchy-Lestrée (Pas-de-Calais) ; fabricant de chaises ; domicilié 75, rue de la Roquette (Paris, XIe arr.) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Fils d’un cultivateur, marié à une couturière, père de deux enfants, Louis, Joseph Lacroix avait été condamné à dix jours de prison pour rébellion.
Il fut élu sergent fourrier dans le 241e bataillon fédéré. Il fut arrêté le 22 mai 1871 derrière la barricade de la porte Maillot et traduit en justice pour sa participation à la Commune de Paris.
Un rapport de police le présentait comme « un chaud partisan de la Commune, toujours disposé à faire marcher ceux qui, selon lui, étaient des fainéants et des lâches. Il était la terreur du quartier, fainéant et ivrogne disant disait partout que la Commune aurait le dessus et que dans le cas contraire on brûlerait la ville ». Il aurait dit à son propriétaire : « On pendra tous les propriétaires et vous avec ». Il fut condamné, le 19 janvier 1872, par le 7e conseil de guerre, à la déportation simple pour faits insurrectionnels. Détenu au Château d’Oléron, il fut transporté par le Var et arriva à l’ile des Pins le 9 février 1873. Sa peine fut commuée en sept ans de détention le 24 janvier 1878 puis remise le 15 janvier 1879, il rentra par le Tage.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article62909, notice LECROIX Louis, Joseph [et non LACROIX] par Pierre-Henri Zaidman, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 4 janvier 2021.

Par Pierre-Henri Zaidman

SOURCES : Arch. Min. Guerre, GR 8 J 244 (204) et GR 8 J 558. ― ANOM, COL H 88. ― Arch. Nat., BB 27. — L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 3 février 1872.

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