LALANNE Jules, Joseph

Né le 6 mai 1830 à Agen (Lot-et-Garonne) ; demeurant à Paris ; comptable ; communard.

Marié, père de deux enfants, il était séparé de sa femme et vivait en concubinage depuis deux ou trois ans. Il fut révoqué en 1871, après l’armistice, des fonctions de comptable qu’il occupait depuis onze ans à la compagnie des chemins de fer de Lyon, pour s’être absenté sans autorisation ; de nombreux témoins apportèrent sur son compte des renseignements très favorables.
Il fut, pendant le 1er Siège, sergent-major, puis sous-lieutenant, lieutenant, enfin capitaine au 73e bataillon de la Garde nationale ; nommé chef de bataillon le 18 mars 1871, il fut commandant et administrateur de la caserne de Reuilly ; promu, fin avril, lieutenant-colonel et chef d’état-major de la XIIe légion, il fut arrêté le 15 mai et écroué à Mazas : sans doute ses hommes lui reprochaient-ils d’être trop sévère et de ne pas les consulter. Libéré le 20, il se réfugia chez un ami et y fut arrêté le 1er juin.
Il dit avoir voulu « moraliser le mouvement pour le rendre acceptable aux honnêtes gens ». Il fut condamné, le 6 décembre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique, peine commuée le 22 mai 1872 en dix ans de bannissement. Il se réfugia à Genève et sa peine lui fut remise le 8 mai 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63052, notice LALANNE Jules, Joseph, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 5 novembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/741. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil (n° 83). — L. Descaves, Philémon..., op. cit., p. 305.

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