MARCHE (jeune)

Meneur du mouvement des cheminots ouvriers mécaniciens en 1848 à Paris ; Instigateur d’un décret pris par le gouvernement provisoire en faveur des ouvriers.

Ouvrier mécanicien au chemin de fer du Nord à Paris, il se lança, dès le 24 février 1848, dans le mouvement des ouvriers mécaniciens et il dirigea la délégation de 2 000 d’entre eux qui, le 25 février, vinrent présenter la pétition réclamant : l’organisation du travail, le droit au travail garanti, le minimum assuré pour l’ouvrier et sa famille en cas de maladie, le travailleur sauvé de la misère lorsqu’il est incapable de travailler et ce par les moyens qui seront choisis par la nation souveraine. Sa signature figurait en bas de cette pétition avec celles d’Auguste Bijon de Lancy*, rédacteur à Démocratie pacifique, de Moreau* et Blanchot*.

Reçu à l’Hôtel de Ville par le Gouvernement provisoire, sa fermeté aboutit au décret qui engageait le Gouvernement provisoire « à garantir l’existence de l’ouvrier par le travail, à garantir le travail à tous les citoyens et à reconnaître aux ouvriers le droit de s’associer ». Il fut mêlé à tous les mouvements des ouvriers mécaniciens jusqu’en Juin 1848 et appartint avec Fomberteaux* et Paul Deflotte* au bureau du club des Droits du Peuple, d’Alphonse Esquiros*, et au bureau du club des Républicains et des Travailleurs, ou club de la Sorbonne, présidé par Feuillâtre, en compagnie de Flotte*, Crousse*, Laroué*, Moreau* et Blot*. Il fut signalé par son ancien patron, Cavé, comme ayant « tout mis en train », en particulier la constitution de la Société générale politique et philanthropique des mécaniciens et serruriers et de toutes leurs subdivisions. Il fut, en avril 1848, le candidat du Populaire. Voir Claude Feuillâtre.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article6332, notice MARCHE (jeune), version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 6 septembre 2017.

SOURCES : Arch. Nat., BB 30/334, P. 5459. — Le Représentant du Peuple, 24 mai 1848. — La Vraie République, 26 mai. — Rapport de la Commission d’Enquête, t. II, p. 320.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément