LAROCHE Alfred

Né le 7 juin 1851 à Paris ; doreur sur bois ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Né de père inconnu ; célibataire ; il avait été renvoyé, à Paris, le 19 mai 1866, pour vols ; il avait été condamné le 17 janvier 1868 à huit jours de prison pour mendicité ; le 6 mai 1868, à deux mois pour vol ; le 12 janvier 1870, à treize mois de prison pour tentative d’escroquerie, cette dernière peine étant prononcée sous le nom de Douchon.

Garde, sous la Commune de Paris, au 270e bataillon fédéré, il servait à la barricade de la rue Perronet (VIIe arr.) en face du Bois de Boulogne lorsque les Versaillais réussirent à entrer dans Paris. Pris à revers, il se rendit et fut emmené à Courbevoie.
Il fut condamné, le 13 mars 1872, par le 17e conseil de guerre, à la déportation simple.

Le 11 juin 1872, il fut embarqué sur le transport La Guerrière à destination de la Nouvelle-Calédonie. Déporté au bagne de l’Ile des Pins sous le n° matricule 515, il fit l’objet d’une excellente appréciation. Il n’en avait pas moins gardé intactes ses convictions, comme le montrent ses souvenirs de captivité, rédigés en 1876. Le 3 décembre 1878, il fit une demande de grâce et obtint que sa peine lui soit remise le 21 juin 1879. Le 19 avril 1880, date à laquelle il signa son certificat de libération, il était définitivement de retour à Paris.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63367, notice LAROCHE Alfred, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 14 novembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/835 et BB 27. — Alfred Laroche, Souvenirs de captivité d’un chasseur fédéré de la Commune, présentés et annotés par Marcel Cerf, Paris, Cahiers des Amis de la Commune, n° 4, 1990. — Notes de Michel Cordillot.

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