LAURENCE Valery

Né le 12 novembre 1828 à Philadelphie (États-Unis) de parents français ; demeurant à Paris, 12, rue La Condamine (XVIIe arr.) ; comptable, il était employé comme tel au ministère des Finances lorsque la guerre éclata ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Pendant le 1er Siège, il fut élu capitaine au 14e bataillon de la Garde mobile. Vers le 13 ou le 14 avril 1871, il fut incorporé une quinzaine de jours à la 2e compagnie de marche du 90e bataillon, puis accepta les fonctions de comptable au ministère de la Guerre où il conserva son grade et la solde de major jusqu’au 21 mai. Laureau prétendit s’être rendu à l’appel de l’amiral Saisset à tous les amis de l’ordre, puis être allé offrir ses services à Versailles, le 12 avril, ensuite être rentré dans Paris pour ne pas abandonner sa vieille mère ; une attestation du commissaire de police du quartier des Épinettes fut produite : il n’avait servi la Commune que « pour subvenir à ses besoins ».
Il fut condamné, le 13 octobre 1871, par le 3e conseil de guerre, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Sa peine fut commuée, le 14 février 1877, en huit ans de détention. Il était bien noté à Belle-Île en janvier 1878 et il obtint une remise de dix-huit mois le 12 mars ; il avait été ramené de Nouvelle-Calédonie le 9 octobre 1877.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63452, notice LAURENCE Valery, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 17 novembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/737 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément