LAURENT François, Édouard

Né le 15 mai 1825 à Rouen (Seine-Inférieure) ; demeurant à Paris, rue Saint-Maur ; employé de commerce ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant ; ancien militaire, sergent en 1848, il fut condamné à deux ans de prison pour escroquerie et libéré en 1852 ; depuis il essuya quatre condamnations : six mois de prison pour abus de confiance et escroquerie (1853), quinze mois pour escroquerie (1856), trois mois pour abus de confiance (1867), deux ans de prison et cinq ans de surveillance pour escroquerie (9 juillet 1873).

Sous-lieutenant au 239e bataillon fédéré, durant le Siège, et délégué de sa compagnie, il devint capitaine fin mars 1871, dit son dossier, — dès le 1er Siège, d’après lui — et chef de bataillon le 29 avril. De service au fort d’Ivry, il fit partie de la cour martiale qui jugea le nommé Philibert et le condamna à la peine de mort. Laurent assista à l’exécution.
Le 3e conseil de guerre le condamna, le 31 décembre 1873, à la peine de mort, peine commuée le 20 mai 1874 en travaux forcés à perpétuité et remise par l’amnistie. Il rentra par le dernier convoi, la Loire, qui partit de Nouméa le 19 février 1881 et arriva à Brest le 5 juin 1881.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63476, notice LAURENT François, Édouard, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 18 novembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/798 et BB 27. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément