LAURENT Jean

Né le 16 février 1830 à Cannes (Alpes-Maritimes) ; demeurant à Paris, 30, rue Traversière (XIIe arr.) ; menuisier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie, où il mourut.

Il était marié, père de deux enfants. Ancien ouvrier mineur, il était devenu chanteur ambulant, « ivrogne et exalté ».
Pendant le 1er Siège, il était simple garde à la 2e compagnie de marche du 177e bataillon de la Garde nationale et continua son service sous la Commune de Paris. Il alla au fort d’Issy le 23 avril 1871 ; blessé le 8 mai, il fut soigné à l’ambulance de la rue Vandrezanne, XIIIe arr., et arrêté le 29 mai ; il affirmait ne pas avoir d’antécédents judiciaires, mais les renseignements sur lui étaient mauvais.
Incarcéré à Rochefort, il fut condamné, le 6 avril 1872, par le 16e conseil de guerre, à la déportation simple. Il mourut à l’île des Pins le 8 novembre 1875.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63480, notice LAURENT Jean, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 18 novembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/763 et H colonies 87. — Louis Bretonnière, Roger Pérrenès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, Université Inter-Ages, 1995. — Notes de M. Cordillot.

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