LEBEAU Pierre, Philippe

Né le 18 décembre 1843 à Châteauroux (Indre), mort le 5 mai 1910 à Puteaux (Seine, Hauts-de-Seine) ; serrurier-mécanicien ; communard.

Né rue Cluis à Châteauroux, Pierre-Philippe Lebeau était le fils de Pierre Lebeau, maçon et de Jeanne Gagnon, aîné de dix enfants dont sept survécurent. Son père devint chef d’équipe à la gare de Châteauroux. Il souhaitait que ses enfants s’instruisent ce qui fut le cas pour Pierre-Philippe. Il resta longtemps en contact avec son ancine instituteur qui lui prêtait des livre, l’initiait à la poésie. Il prit des cours du soir de français et d’arithmétique/ Par chance il tira le bon numéro pour la conscription et se rendit à Paris où il fut serrurier à son compte.
Célibataire, il vivait en concubinage ; charron et serrurier, « habile ouvrier » : Pierre-Philippe Lebeau participe à des assemblées et rencontre Jean-Baptiste Clément*.
Avec son frère Florent il entra dans les bataillons fédérés. Ilavait fait partie du 65e bataillon fédéré (XIe arr.), puis du 63e, et était allé au fort d’Issy et à Passy. Il avait avoué à un témoin qu’il servait pour venger la mort de son frère tué vers fin avril dans les rangs fédérés ; d’après le commissaire de police du quartier Méricourt, XIe arr., il avait des opinions exaltées. Il fut arrêté en juin 1871.
Il fut condamné, le 9 décembre 1871, par le 4e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques. Il s’évada, le 2 décembre 1872, du Var qui le transportait en Nouvelle-Calédonie.

Après son évasion réussie, il vécut au Brésil, puis en Grande-Bretagne. Il se maria avec Georgina Cartwright en septembre 1883 à Birmingham. Le couple eut six enfants.
En 1900, il revint s’installer en France, à Puteaux, où il mourut le 5 mai 1910.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63590, notice LEBEAU Pierre, Philippe, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 6 janvier 2021.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/753, n° 5382. — Sophie Delafontaine, « 1872, l’incroyable évasion de Pierre-Philippe Lebeau », Ouest-France, 23 mai 2011. — Notes de Lucette Lecointe. — Lucette Lecointe, "Pierre-Philippe Lebeau, déporté berrichon de la liberté", La Commune, n°84, 4e trimestre 2020.

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