LECOCQ Antoine

Par André Jeannet

Né le 6 août 1828 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) ; instituteur, journaliste, poète ; participant à la Commune du Creusot.

Instituteur libre à Saint-Julien-sur-Dheune (Saône-et-Loire) en 1854 et 1855. Devenu journaliste, il écrivit dans les colonnes du Progrès de la Côte d’Or et du Courrier de Saône-et-Loire, deux journaux conservateurs, puis dans celles de l’organe creusotin L’Ouvrier. Il était l’auteur de poésies sociales semblables à celle qui suit :

« Au Peuple.
Peuple accepte ces chants, ma muse est plébéienne
Humble enfant, éprouvé par le vent du malheur,
Comme toi, j’ai souffert la misère et la peine,
Senti mon cœur meurtri par une lourde chaîne,
Pour toi j’ai heurté du front la tourbe hautaine.
De tes maîtres, hommes sans cœur.
Peuple ma tâche est faite et la tienne commence,
Crois-moi, plus de pardon ! On rit de ta clémence,
Reprends enfin ta place, ô peuple de France,
Qui pleure et gémit sous un sabre vainqueur !
D’un seul bond renversant les tyrans des deux mondes,
Écrase sans pitié ces animaux immondes
Sous ton talon vengeur. »

Il fut poursuivi comme membre de la Commune au Creusot (Saône-et-Loire) devant la cour d’assises de Saône-et-Loire dans sa session des 8 et 9 septembre 1871 ; mais le jury ne retint pas l’accusation.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63737, notice LECOCQ Antoine par André Jeannet, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 28 novembre 2019.

Par André Jeannet

SOURCES : Arch. de la Côte-d’or, série U. — A. Jeannet, « La Commune au Creusot, ses origines, son procès », La Physiophile, Montceau-lès-Mines, 1993.

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