LECOCQ Jean, Eugène

Né le 28 décembre 1829 à Paris ; y demeurant 296, rue de Vaugirard (XVe arr.) ; tôlier ; communard.

Il était marié, père de trois enfants. De 1848 à 1855, il fut engagé volontaire au 10e et au 63e régiment de ligne ainsi qu’au 3e bataillon d’infanterie légère d’Afrique ; le 16 août 1849 il avait été condamné à six mois de prison pour dissipation d’effets d’armement.
Pendant le 1er Siège, il fut élu sergent à la 3e compagnie du 82e bataillon de la Garde nationale, puis, le 18 mars 1871, devint simple garde à la 1re compagnie de ce même bataillon. Au cours d’une perquisition faite avec deux autres gardes dans la maison des Frères de la Doctrine chrétienne, il trouva deux sacs de pièces d’or et d’argent (7 330 f) : 460 F manquèrent, d’après le supérieur, lors de la restitution. Nommé capitaine le 2 avril, dit-il, par les hommes de sa compagnie, il ne le devint définitivement que le 4 ; or, ce jour-là, il s’esquiva pendant le combat du plateau de Châtillon, puis entra comme simple garde au 47e bataillon. Il se cacha durant la dernière semaine de mai.
Il fut condamné, le 25 mars 1873, par le 4e conseil de guerre, à trois ans de prison et 200 F d’amende ; peine réduite à deux ans le 14 juin 1873, mais amende maintenue.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63739, notice LECOCQ Jean, Eugène, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 28 novembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/790. — Arch. Min. Guerre, 4e conseil (n° 947).

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