LECŒUR Hippolyte, Isidore

Né le 16 janvier 1838 à La Croix-Saint-Leufroy (Eure) ; cordonnier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie, où il mourut.

Il était marié, père de deux enfants ; il fut accusé d’avoir fait partie de l’Internationale, ce qu’il nia formellement.
Il habitait, en 1871, rue Tiers, à Paris, XIIIe arr.
Ancien militaire, il fut, pendant le premier Siège, nommé caporal dans une compagnie sédentaire du 101e bataillon de la Garde nationale et continua son service sous la Commune de Paris. Le 4 mai 1871, il rejoignit son bataillon à Cachan, puis le suivit à Arcueil et rentra à Paris le 21 mai. Le 22 ou le 23 mai, il fut conduit à la Butte-aux-Cailles, XIIIe arr., puis rentra chez lui, et enfin se réfugia chez sa belle-mère jusqu’au 26. Il fut arrêté en juin, rue Tiers où il venait d’emménager, il fut incarcéré à Rochefort. Il aurait avoué être resté trois heures, le 24, à la barricade de la Butte-aux-Cailles, et avoir fait partie de l’Internationale. Il se serait également vanté d’avoir tué deux Versaillais. Lecœur opposa ensuite des dénégations formelles.
Le 20e conseil de guerre le condamna, le 7 mars 1872, à la déportation simple. Dans son dossier figure un certificat favorable de l’employeur qui l’occupa à partir du 27 mai. Il n’avait encouru antérieurement aucune condamnation.
Il mourut à l’île des Pins le 21 juin 1878.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63742, notice LECŒUR Hippolyte, Isidore, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 1er décembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/745, n° 3 645 et BB 27. — Louis Bretonnière, Roger Pérrenès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, Université Inter-Ages, 1995. — Notes de M. Cordillot.

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