LEFÈVRE Henri (ou Hippolyte ?)

Né à Caen (Calvados) le 12 août 1834 ; demeurant à Paris, 16, boulevard Saint-Denis, Xe arr., puis 3, rue de la Bourse, IIe arr. ; courtier en vins ; journaliste communard.

Il était marié, père de deux enfants. Secrétaire de rédaction du Mont-Aventin (26-30 mars 1871), puis gérant du Bonnet rouge (10-22 avril), enfin de L’Estafette (23 avril-23 mai) dont Secondigné était le rédacteur en chef et où il signa lui-même des articles variés : il conta la pose du drapeau rouge sur la Bourse (26 avril) et la manifestation maçonnique (1er mai) ; il réclama la formation rapide des compagnies de marche et la réorganisation des 250 bataillons : sur 400 hommes, dit-il, un tiers est réellement présent (4 mai) ; ou bien il dénonça les allées et venues de commerçants, réfugiés hors de Paris et qui revenaient journellement chercher l’argent de leur caisse (21 mai).
Il fut condamné par contumace, le 26 janvier 1872, par le 3e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il n’avait encouru auparavant aucune condamnation. Réfugié à Bruxelles, il fut autorisé en octobre 1878 à passer quinze jours à Paris pour y régler des affaires.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63895, notice LEFÈVRE Henri (ou Hippolyte ?), version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 6 décembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/857, n° 2962. — Arch. PPo., listes de contumaces. — Collection de l’Estafette, 28 avril-23 mai 1871. — La Comune di Parigi (G. Del Bo), op. cit. — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Les Communards en exil. État de la proscription communaliste à Bruxelles et dans les faubourgs, Bruxelles, 1971.

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