LEVIN Georges, Frédéric

Né le 3 novembre 1831 à Saint-Maurice-Échelotte (Doubs) ; demeurant à Paris, 5, passage Maurice (XIIe arr.) ; serrurier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père de deux enfants. En 1851, il avait été condamné à un mois de prison pour vol ; depuis, sa conduite était irréprochable. Il travaillait depuis quatorze ans dans une fonderie du Val d’Osne (?) dont le directeur lui délivra un certificat de bonne conduite.
Simple garde au 180e bataillon (ou au 130e ?) de la Garde nationale sous la Commune de Paris, il se serait trouvé à la porte de la Grande-Roquette lors de l’exécution des otages.
Le 6e conseil de guerre entendit des témoignages contradictoires : J. Latour ne l’avait pas vu, Ramain dit qu’il dépouilla des cadavres ; lui-même affirma avoir passé chez lui la journée du 24 mai 1871 et n’être revenu à la prison que le 25, puis avoir abandonné ses armes. Il fut condamné, à la déportation simple pour complicité dans l’exécution des otages le 22 janvier 1872 ; à la Nouvelle-Calédonie, les siens allèrent le rejoindre et il lui naquit trois autres enfants. Sa peine lui fut remise le 31 décembre 1878, et il rentra par la Picardie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article64533, notice LEVIN Georges, Frédéric, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 15 mai 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/737. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Gazette des Tribunaux, 10 janvier 1872.

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