LOMBARD (Antoine ?)

Militant de l’AIT à Marseille ; participant à la Commune de Marseille.

Membre de la section de Marseille (Bouches-du-Rhône) de l’Association Internationale des Travailleurs, désigné le 23 septembre 1870, pour remplacer E. Combes, comme délégué permanent de l’Internationale — avec Gensoul et Tardif — auprès de l’assemblée régionale de la Ligue du Midi (d’après A. Olivesi, La Commune de 1871 à Marseille et ses origines ; op. cit., p. 103). — Voir J. Vasseur.

Il y a peut-être identité avec Lombard Antoine, né le 4 septembre 1825 à Marseille (Bouches-du-Rhône). Domicilié dans cette ville en 1870, il était marié et père de quatre enfants. Commissaire du port de Marseille après le 4 septembre, c’est lui qui, à la mi-octobre, conduisit Bakounine, dans le canot de l’administration, au bateau qui l’emmena à Gênes. Le 23 mars 1871, Lombard prit part au mouvement insurrectionnel et on lui reprocha d’avoir procédé à des arrestations. Il n’avait encouru antérieurement aucune condamnation.
Le conseil de guerre de Marseille le condamna, le 2 août 1871, à dix ans de travaux forcés, peine commuée en cinq ans de réclusion en février 1872. Interné à Aniane, sa conduite y fut bonne (février 1876). Il bénéficia de la remise du reste de sa peine le 7 juillet 1876.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article64710, notice LOMBARD (Antoine ?), version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 décembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/733 et BB 27 — Gazette des Tribunaux, 5 août 1871. — J. Guillaume, L’Internationale, op. cit., t. II, p. 114.

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