MASSOTIER Pierre [MASSOTIER Joseph, Pierre, Benoît]

Par René Lemarquis, Renaud Poulain-Argiolas

Né le 23 novembre 1895 à Saint-Genis-Terrenoire – aujourd’hui Genilac (Loire), mort le 15 décembre 1989 à Sénas (Bouches-du-Rhône) ; cheminot ; militant communiste ; syndicaliste CGTU puis CGT ; conseiller municipal de Miramas (Bouches-du-Rhône, 1935-1940, 1945) ; résistant.

Pierre Massotier en 1967
Pierre Massotier en 1967
A Miramas lors d’une manifestation contre la guerre du Vietnam. Massotier est le premier sur la droite, marchant derrière la banderole.

Le père de Pierre Massotier, Louis, Joseph Massotier, né à Saint-Just-en-Bas (Loire), était facteur des postes. Sa mère, Jeannette Mure, née à Boisset-lès-Montrond (Loire), était sans profession. Le couple eut au moins un autre enfant, Marie, Antoinette, plus jeune que Pierre.

Employé de chemin de fer au Paris-Lyon-Méditerranée, Pierre Massotier fut un militant actif du rayon communiste de Saint-Étienne de 1925 à 1934 (cellule n° 6 puis n° 35 puis des cheminots, dite également cellule de Villars). Il était membre du Cercle syndical coopératif des cheminots unitaires. Le 1er avril 1929, la cellule des cheminots fut réunie pour « discussion et explication sur son travail fractionnel ». Pierre Massotier fut poursuivi pour son action militante au cours des manifestations d’août 1929 contre la guerre.

Le 22 septembre 1928, il s’était marié à Saint-Étienne avec Louise, Jeanne Pollin (ou Rollin).

Il était un des responsables du syndicat CGTU des cheminots de Saint-Étienne lorsqu’il fut déplacé à Miramas (Bouches-du-Rhône) par mesure disciplinaire vers la fin de l’année 1934.
Élu conseiller municipal communiste de cette ville en 1934 dans la municipalité Isidore Blanc, il fut réélu en mai 1935 lors du renouvellement normal du conseil municipal.
Il fut déchu de son mandat par le décret du 20 janvier 1940 visant les élus communistes. Interné aux camps de Chibron (commune de Signes, Var) puis de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn) de 1940 à 1942, libéré, il fut en contact avec la Résistance.
À nouveau conseiller municipal communiste de Miramas à la Libération, retraité de la SNCF en 1950, il présida la section locale de l’ARAC.

En 1967, il semble qu’il était encore militant actif, comme l’attestent plusieurs photos de manifestations publiées dans L’Unité, le journal de la section du PCF de Miramas : au côté des cheminots en grève et lors d’une manifestation contre la guerre du Vietnam du Comité de Paix de Miramas.

Son fils, Jean Massotier, était également cheminot (facteur SNCF). Il fut présenté par le Parti communiste sur la « Liste d’union républicaine et de défense des intérêts communaux », menée par le menuisier Louis Cote, lors du premier tour des élections municipales du 14 mars 1965.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article6477, notice MASSOTIER Pierre [MASSOTIER Joseph, Pierre, Benoît] par René Lemarquis, Renaud Poulain-Argiolas, version mise en ligne le 23 novembre 2020, dernière modification le 23 novembre 2020.

Par René Lemarquis, Renaud Poulain-Argiolas

Municipalité Blanc en 1936.
Massotier est au premier rang, premier à gauche.
<em>Rouge-Midi</em> du 21 juillet 1934
Rouge-Midi du 21 juillet 1934
Pierre Massotier en 1967
Pierre Massotier en 1967
A Miramas lors d’une manifestation contre la guerre du Vietnam. Massotier est le premier sur la droite, marchant derrière la banderole.

SOURCES : Commune de Montbrison, Registre des mariages. Année 1995, Acte n°9 : Louis, Joseph Massotier et Jeannette Mure. — Registre des naissances, Département de la Loire, Arrondissement de Saint-Étienne, Commune de Saint-Genis-Terrenoire, Année 1895, Acte n°21 : Joseph, Pierre, Benoît Massotier. — Rouge-Midi du 4 mai 1935. — L’Unité n°5, décembre 1967. — Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, M 6/11379. — Arch. privées : René Lemarquis. — Renseignements communiqués par son fils, Jean Massotier. — Données des sites Filae et Généanet.

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