LOUVET Auguste, Émile

Né le 9 novembre 1841 à Paris ; y demeurant, rue du Faubourg-du-Temple ; cordonnier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Simple garde (caporal selon un rapport de police) à la 4e compagnie de marche du 145e bataillon, il passa cinq semaines au fort de Bicêtre, six jours à Neuilly en mai, puis alla à Auteuil. Le 22 mai 1871, il se trouvait à la barricade de la place d’Enfer et cessa le 23 de prendre part à la lutte.
On l’arrêta le 16 septembre ; il avait changé deux fois de domicile depuis la fin de la Commune. La police recueillit sur lui de mauvais renseignements : cordonnier en échoppe, sans domicile fixe, il était ivrogne. Il fut condamné, le 18 novembre 1871, par le 15e conseil de guerre, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Le 15 janvier 1879, il obtint remise de sa peine et rentra par le Var.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article64833, notice LOUVET Auguste, Émile, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 2 janvier 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/755, n° 5628. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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