LUCCHESI Armand, Joseph

Né le 3 décembre 1851 à Paris ; corroyeur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il avait été condamné, le 24 novembre 1868, à trois mois de prison pour vol ; le 18 mai 1870, à un mois de prison pour vagabondage, et, le 2 juillet 1870, à quinze jours de prison pour vagabondage. Les renseignements fournis par le commissaire de police du quartier de Notre-Dame-des-Champs, VIe arr., mentionnaient qu’il avait une conduite déplorable : son père l’avait fait enfermer plusieurs fois « et l’avait même expédié en Amérique ».

Engagé volontaire, en août 1870, dans le 2e régiment de zouaves, il fit la campagne de la Loire jusqu’en janvier 1871. À cette époque, il était resté en arrière de son corps et s’était joint successivement aux francs-tireurs Bourbonel puis à ceux du Rhône. Licencié le 5 mars 1871, il eut une feuille de route pour Paris, affirma-t-il.
Au début d’avril, il se fit incorporer à la 2e compagnie de marche du 193e bataillon de la Garde nationale et il participa à la construction de barricades. Fait prisonnier le 28 mai à la barricade du boulevard de Puebla, il fut condamné, le 16 février 1872, par le 7e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée ; il arriva à Nouméa le 9 février 1873. D’après les notes de déportation, c’était un « vaurien de la pire espèce » ; il fit partie de la Tierce, société secrète constituée par certains déportés, semble-t-il ; amnistié, il rentra par le Navarin.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article64878, notice LUCCHESI Armand, Joseph, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 3 janvier 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/755. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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