MACÉ Michel, Vincent, François

Né le 29 mars 1825 au Havre (Seine-Inférieure) ; parqueteur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était un ancien soldat aux chasseurs d’Afrique et dans une compagnie de discipline. Il avait été condamné en 1844 par le conseil de guerre de la 1re division d’Algérie à un mois de prison pour vol. D’après les renseignements de la police du quartier du Gros-Caillou, VIIe arr., il avait une mauvaise conduite et une mauvaise moralité. Sa femme était marchande de fruits à Paris ; ils avaient deux enfants en 1878.
Engagé volontaire pour la durée de la guerre dans le 6e régiment de cuirassiers, il appartint sous la Commune de Paris aux Éclaireurs à cheval, comme brigadier. Il fut établi qu’il avait été blessé le 17 avril 1871 à Neuilly par un éclat d’obus. Soigné à l’ambulance des Champs-Élysées, il paraît être resté jusqu’à la fin dans cette ambulance comme infirmier auxiliaire.
Il fut condamné, le 25 mars 1872, par le 7e conseil de guerre, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Le 30 avril 1877, sa peine fut commuée en huit ans de détention ; ses notes étaient bonnes, à Belle-Île, en 1878, et auparavant, en déportation. Il obtint remise du reste de sa condamnation le 22 mai 1878 ; il était rentré par la Loire en 1877.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article64946, notice MACÉ Michel, Vincent, François, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 5 janvier 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/765 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

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