MAHIET Jean

Né le 3 novembre 1816 à Chinon (Indre-et-Loire) ; boulanger ; domicilié 110, rue de la Procession (XVe arr.) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était veuf, père de quatre enfants. Il avait été condamné en 1859 à huit jours de prison pour injures à un agent et en 1862 à trois mois de prison pour vol.
Garde, pendant le 1er Siège, à la 5e compagnie sédentaire du 243e bataillon, il passa sous la Commune de Paris, au 136e bataillon, puis aux Volontaires de Montrouge. Il fut arrêté le 24 mai (ou le 28 ?) 1871 par les Prussiens, porte de Romainville.
Livré aux troupes de Versailles le 28, il fut incarcéré à Rochefort. « Ivrogne qui vit en concubinage avec une femme mariée », dit-on, il fut condamné, le 21 mai 1872, par le 16e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée ; il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Le 30 juillet 1876, il signa un recours en grâce : Mahiet... — sans doute était-il franc-maçon (Voir E. Thirifocq). Il fut bien noté en déportation ; le 9 mars 1877, sa peine fut commuée en déportation simple, puis remise le 15 janvier 1879. Il rentra par la Creuse.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65020, notice MAHIET Jean, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 7 janvier 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/764 et H colonies 90. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Louis Bretonnière, Roger Pérenès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, Université Inter-Ages, 1995. — Notes de M. Cordillot et de L. Bretonnière.

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