MALROUX Jean, alias Luramox

Né le 6 mai 1832 ou 1834 à Aurillac (Cantal) ; mort le 11 décembre 1888 à Paris (Xe arr.) ; musicien (sa femme, née Carton, était artiste lyrique) ; lieutenant-colonel chargé de l’organisation de la cavalerie fédérée pendant la Commune de Paris ; membre de l’Association Internationale des Travailleurs.

Malroux habita, avant 1871, rue Perceval, n° 10, à Plaisance, puis 27, boulevard de Magenta, Xe arr. à Paris. Il était marié, père d’un enfant.
Engagé volontaire le 5 mai 1852 au 1er régiment d’artillerie, Malroux devint sous-chef de musique le 15 mars 1857. Condamné, le 20 octobre 1858, par le conseil de guerre de Lyon, à deux mois de prison pour abus de confiance, il fut rétrogradé musicien de 2e classe. Il encourut encore deux condamnations, cette fois pour coups et blessures : le 23 juin 1865, à Valenciennes, et le 16 septembre 1870 à Reims ; la première lui valut 50 f d’amende et la seconde 1 f. Pendant la guerre de 1870, il exerça les fonctions de maréchal des logis et se distingua en plusieurs circonstances, notamment au combat du Bourget.
Le 4 mars 1871, il fut délégué de son 107e bataillon au Comité central, capitaine d’état-major le 29 mars, puis chef d’escadron au 1er régiment de cavalerie fédéré, enfin lieutenant-colonel le 12 mai. Delescluze le chargea, lorsqu’il eut dissous les 2e, 5e et 6e escadrons de cavalerie, de réorganiser la cavalerie à l’École militaire ; le 18 mai, on le disait directeur de la cavalerie de la Commune.
Il fut condamné par contumace, le 7 novembre 1873, par le 3e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée ; il séjournait à Genève avec un permis régulier. Il fut amnistié le 8 mai 1879 ; il habitait alors, 13, rue Francart, à Ixelles (Belgique).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65156, notice MALROUX Jean, alias Luramox, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 21 novembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/858, n° 3053. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil. — Arch. PPo., B a/431 et listes de contumaces. — J.O. Commune, 13 et 16 mai 1871. — Murailles... 1871, op. cit., p. 501. — Arch. fédérales Berne, Fluchtlinge, carton 53, cote actuelle. — Arch. Gén. Roy. Belgique, dossier de Sûreté, état du 15 avril 1880. — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Les Communards en exil. État de la proscription communaliste à Bruxelles et dans les faubourgs, Bruxelles, 1971. — Michel Cordillot (coord.), La Commune de Paris 1871. L’événement, les acteurs, les lieux, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l’Atelier, janvier 2021.

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