MARAIS Auguste

Par André Jeannet

Né en 1828 à Fel (Orne), mort en 1890 ; professeur ; sympathisant de la Commune du Creusot.

Licencié ès-lettres ; professeur suppléant au lycée Charlemagne, à Paris, en 1854, révoqué en 1856 pour ses idées, il devint professeur au collège libre de Sainte-Barbe où il se lia d’amitié à Frédéric Morin et collabora aux mêmes journaux que lui : l’Avenir, le Rappel.
Nommé sous-préfet de l’arrondissement d’Autun (Saône-et-Loire) du 14 septembre 1870 au 10 avril 1871, il soutint J.-B. Dumay et son administration municipale contre les difficultés suscitées par l’usine Schneider. Il n’hésitait pas à fustiger les magistrats de l’Empire restés en place après le fuite de L.-N. Bonaparte en Angleterre Il fut traduit trois fois en justice pour la gestion de son arrondissement, « favorable aux partis avancés ». Ses correspondances avec le préfet Morin commençaient toujours par cette formule : « Mon cher et bien aimé maître ». Frédéric Morin, en effet, avait été son professeur de philosophie.
Destitué par Thiers à la demande du directeur de l’usine Schneider, après la fin de la Commune proclamée au Creusot (Saône-et-Loire), il enseigna à Aubonne, en Suisse, puis de nouveau à Sainte-Barbe. Il combattit l’Ordre Moral et milita au sein de la Société d’Instruction républicaine. Il se présenta trois fois aux élections législatives dans l’Orne, en 1881, 1888, 1889, sans succès.
Voir Dumay J.-B., Morin F.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65235, notice MARAIS Auguste par André Jeannet, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 janvier 2020.

Par André Jeannet

ŒUVRE : Garibaldi et l’Armée des Vosges, 1872. — L’École et la Liberté, 1872.

SOURCES : Arch. Dép. de Saône-et-Loire, série M. — Journal de Saône-et-Loire, 15 septembre 1870. — La République du Morvan, 14 mai 1891. — J.-B. Dumay, Mémoires d’un militant ouvrier du Creusot (1841-1905), Introduction et notes par P. Ponsot, Paris, Maspéro, 1976. — A. Jeannet, « La Commune au Creusot, ses origines, son procès », La Physiophile, Montceau-lès-Mines, 1993.

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