MARCHAIS Joséphine, Marguerite

Née vers 1840 à Blois (Loir-et-Cher) ; journalière ; communarde, déportée en Guyane.

Joséphine Marchais avait fait six mois de prison pour vol ; sa mère en avait fait cinq ans pour excitation à la débauche ; sa sœur avait été enfermée dans une maison de correction jusqu’à l’âge de vingt ans, puis condamnée pour vol à trois mois de prison.

Elle-même était, en 1871, vivandière au bataillon des Enfants-Perdus, où se trouvait son amant, le sieur Guy. Les 22 et 23 mai, elle était rue de Lille (VIIe arr.) portant chapeau tyrolien et fusil ; elle aurait forcé son amant à combattre sur les barricades ; elle-même fut prise les armes à la main.
Accusée de pillage, de propos obscènes, elle fut condamnée à mort ; la peine fut commuée deux mois plus tard, le 27 novembre 1871, en travaux forcés à perpétuité.
Elle fut envoyée en Guyane, aux îles du Salut, d’où elle s’évada le 20 novembre 1872. Elle fut retrouvée le 26. Elle y mourut le 20 février 1874, sans que l’on connaisse les causes du décès, peut-être à l’occasion d’une nouvelle tentative d’évasion. Mais selon une autre source, elle vivait encore en 1885, mariée à un gendarme. Quels renseignements sont exacts ?

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65265, notice MARCHAIS Joséphine, Marguerite, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 5 février 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/730. — E. Thomas, Les « Pétroleuses », op. cit. — Chincholle, Les Survivants de la Commune, op. cit. — Odile Krakovitch, Les Femmes bagnardes, Paris, O. Orban, 1990, p. 67. — Notes de Louis Bretonnière.

ICONOGRAPHIE : G. Bourgin, La Commune, 1870-1871, op. cit., p. 400.

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