MARCHAIS Joséphine, Marguerite

Née le 13 Avril 1837 à Blois (Loir-et-Cher), morte le 20 février 1874 à Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane) ; journalière ; communarde, déportée en Guyane.

Fille naturelle de Marie Rabier, journalière, reconnue et légitimé par le mariage de sa mère et de Jean Marchais en janvier 1840, Joséphine Marchais avait fait six mois de prison pour vol ; sa mère en avait fait cinq ans pour excitation à la débauche ; sa sœur avait été enfermée dans une maison de correction jusqu’à l’âge de vingt ans, puis condamnée pour vol à trois mois de prison.

Elle-même était, en 1871, vivandière au bataillon des Enfants-Perdus, où se trouvait son amant, le sieur Guy. Les 22 et 23 mai, elle était rue de Lille (VIIe arr.) portant chapeau tyrolien et fusil ; elle aurait forcé son amant à combattre sur les barricades ; elle-même fut prise les armes à la main.
Accusée de pillage, de propos obscènes, elle fut condamnée à mort ; la peine fut commuée deux mois plus tard, le 27 novembre 1871, en travaux forcés à perpétuité.
Elle fut envoyée en Guyane, aux îles du Salut, d’où elle s’évada le 20 novembre 1872. Elle fut retrouvée le 26. Elle y mourut le 20 février 1874, sans que l’on connaisse les causes du décès, peut-être à l’occasion d’une nouvelle tentative d’évasion. Mais selon une autre source, elle vivait encore en 1885, mariée à un gendarme. Quels renseignements sont exacts ?

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65265, notice MARCHAIS Joséphine, Marguerite, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 27 mai 2021.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/730. — E. Thomas, Les « Pétroleuses », op. cit. — Chincholle, Les Survivants de la Commune, op. cit. — Odile Krakovitch, Les Femmes bagnardes, Paris, O. Orban, 1990, p. 67. — Notes de Louis Bretonnière. — État civil en ligne cote Blois N., M., D. (mars 1836-mai 1837), vue 429.

ICONOGRAPHIE : G. Bourgin, La Commune, 1870-1871, op. cit., p. 400.

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