MARCHAND Victor

Né le 7 juillet 1832 à Épernay (Marne) ; manouvrier ; communard.

Il était veuf, père d’un enfant. Il avait été condamné en 1863 à quinze jours de prison pour outrages à agent, et en 1864 à huit jours de prison pour rébellion. Sans domicile connu, il couchait dans un garni de la rue Croix-Nivert (XVe arr.), « bouge ignoble, rendez-vous des vagabonds et de la lie de la société ». Ancien engagé volontaire, tambour au 83e régiment de ligne, Marchand avait été libéré en 1857 avec un certificat de bonne conduite.

Pendant le 1er Siège, il fit partie d’une compagnie de vétérans du 45e bataillon de la Garde nationale, puis devint garde d’un magasin d’habillement ; le 12 avril 1871, il fut incorporé à la 4e compagnie de marche du 165e bataillon fédéré. Fait prisonnier le 28 mai à Ménilmontant, XXe arr., il fut incarcéré à Rochefort, et finalement condamné, le 16 mai 1872, par le 15e conseil de guerre, à la déportation simple ; le 18 janvier 1873, sa peine fut commuée en cinq ans de détention, puis remise le 19 octobre 1876.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65297, notice MARCHAND Victor, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 15 janvier 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/776. — Louis Bretonnière, Roger Pérenès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, Université Inter-Ages, 1995. — Notes de M. Cordillot.

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