MARGUERITTES (Baron) Édouard, Louis, Marie, dit Henri Teissier

Né le 15 novembre 1835 à Paris ; militant blanquiste ; membre de l’Association Internationale des Travailleurs ; communard.

Marguerittes, dont le dernier domicile connu avant 1871 à Paris était, 38, rue du Colisée, VIIIe arr. fut, durant la Commune de Paris, membre de la municipalité du VIIIe arr. et chef du 69e bataillon. Il fut candidat des « Comités réunis de l’Union républicaine et de vigilance et de la Fédération républicaine de la Garde nationale » à l’élection du 16 avril 1871 à la Commune. Il se présentait au titre de « chef de bataillon révoqué au 31 octobre » (cf. Murailles... 1871, op. cit. p. 220) ; il ne fut pas élu.

Le 3e conseil de guerre le condamna par contumace, le 17 juillet 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Les renseignements recueillis sur sa conduite antérieurement à la Commune étaient, paraît-il, « mauvais ».

Réfugié à Londres après la Commune, il fit partie du Conseil général et signa à ce titre le texte dû à Marx et connu sous le nom de la Guerre civile en France (cf. 3e édition française, Arch. PPo., D b/422). C’est encore en cette même qualité qu’il signa en 1872 la brochure Les Prétendues scissions dans l’Internationale, reproduite dans La Première Internationale (J. Freymond, op. cit., t. II, pp. 266-296). Il signa enfin le 16 avril 1872, toujours à ce même titre, une circulaire du Conseil général (cf. Répertoire..., vol. II, op. cit., pp. 38-39).
Il fut membre de la section de langue française de l’AIT à Londres, dont le secrétaire était Bourdeille.
En janvier 1872, il fut délégué, avec De Wolffers, d’une section londonienne d’une soixantaine d’adhérents, nouvelle branche française, qui demanda au conseil général son admission dans l’Internationale. Le 16, cette admission fut acceptée à l’unanimité. Il ne fut plus question par la suite de cette section (cf. Arch. Bakounine, op. cit., vol. II, n° 301, p. 451. Les noms sont orthographiés De Wolfert et Margueritte).
Marguerittes n’assista pas, semble-t-il, au congrès de La Haye, mais on trouve son nom au côté de ceux de Vaillant, A. Arnaud, F. Cournet, C. Martin et G. Ranvier à la fin de la brochure de 16 pages datée Londres, 15 septembre 1872 et intitulée Internationale et Révolution. À propos du congrès de La Haye par des réfugiés de la Commune, ex-membres du Conseil général de l’Internationale, brochure rédigée pour l’essentiel par Vaillant.
Avec les membres du groupe blanquiste londonien, « la Commune révolutionnaire », il signa, en juin 1874, la brochure Aux Communeux, déclaration athée, communiste, révolutionnaire. Un rapport de police du 21 novembre 1878 le dit « obéré de dettes ».

Après la mort de Blanqui, le 1er janvier 1881, Marguerittes fut, avec Eudes, Vaillant, Cournet et autres, un des fondateurs de la nouvelle organisation blanquiste : le Comité révolutionnaire central.
Il était marié, père d’un enfant.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65367, notice MARGUERITTES (Baron) Édouard, Louis, Marie, dit Henri Teissier, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 3 février 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/853, n° 879. — P. V. Commune, op. cit. t. II, p. 490. — Note de L. Bretonnière.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément