MARTEL Marie, Gabriel

Né le 5 novembre 1827 à Moutiers (Savoie) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’une fille ; il quitta sa femme en 1849 pour vivre en concubinage avec une femme Smith dont il eut trois enfants. Il fut condamné en 1851 à Paris pour avoir battu sa femme légitime — après l’avoir abandonnée — et, peu après, celle-ci le dénonça comme s’étant trouvé « en 1848 » aux Tuileries ; il fut expulsé de France le 18 juillet 1852. Pour avoir contrevenu à l’arrêté d’expulsion puis pour coups et blessures, il fut condamné cette même année à un mois de prison chaque fois. Il se réfugia alors en Angleterre. Amnistié en 1859, il était en 1870 garçon-maçon.
On le retrouve sous la Commune de Paris garde à la 9e compagnie du 135e bataillon, et il fut accusé avec Jean Lebreton — Voir ce nom — d’avoir « fusillé un inconnu sous les murs du Père-Lachaise ».
Condamné, le 13 novembre 1874, par le 4e conseil de guerre, aux travaux forcés à perpétuité, il fut envoyé à Saint-Martin-de-Ré, puis à la Nouvelle-Calédonie. Il vit sa peine commuée en dix ans de bannissement, en 1879, et rentra avec le Navarin ; il fut amnistié en 1880.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65505, notice MARTEL Marie, Gabriel, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 février 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/811 et H colonies 196. — Arch. Min. Guerre, 4e conseil (n° 1912). — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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