MARTIN François, Amable

Né le 28 août 1835 à Paulhaguet-Chassagne (Haute-Loire) ; demeurant à Paris ; propriétaire ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père de trois enfants. Ancien garçon de recette à la Banque de France, il était capitaine dans la Garde nationale au moment du 18 mars 1871. Il fut envoyé au fort de Vincennes avec le grade de capitaine-commandant de place ; en réalité, il remplit les fonctions de sous-gouverneur du fort. Le 12 mai, Dombrowski le désigna pour prendre le commandement d’un régiment en formation ; il passa quelques jours au château de la Muette (XVIe arr.), puis conduisit, le 17 mai, un détachement de travailleurs aux remparts. Il fut blessé.
D’après le commissaire de police de son quartier, c’était « une nature exaltée, mais honnête ». Il fut condamné, le 13 octobre 1872, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Le 12 avril 1878, il obtint remise de sa peine sous condition de résidence ; le 15 janvier 1879, l’obligation de résidence fut levée et il rentra par la Picardie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65578, notice MARTIN François, Amable, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 14 février 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/732. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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