MARTIN Jean-Baptiste

Né à Dijon (Côte-d’Or) le 27 février 1815 ; mort le 4 février 1901 à Saint-Mandé (Val-de-Marne) ; teneur de livres ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Engagé volontaire, en 1833, au 1er régiment d’infanterie de marine, il y devint sous-lieutenant en 1840, mais se vit retirer son emploi en 1843 pour ivrognerie et voies de fait envers des subordonnés ; rappelé à l’activité en 1845, il fut définitivement réformé en 1851 et devint teneur de livres à Pantin.

Pendant la guerre de 1870, il servit comme capitaine à la 8e compagnie du 65e bataillon de la Garde nationale et prit le commandement du bataillon après le 18 mars 1871. Le 6 mai, il était nommé gouverneur militaire des Tuileries avec grade de lieutenant-colonel ; il remplaçait Dardelle, suspect ; et lorsque celui-ci fut libéré, tous deux assurèrent la charge conjointement.
Condamné par contumace, le 24 décembre 1872, par le 4e conseil de guerre, à la peine de mort, il le fut aux travaux forcés à perpétuité le 31 janvier 1874, avec commutation en déportation simple le 8 juillet 1874, peine plus tard remise, contre obligation de résider en Nouvelle-Calédonie (15 janvier 1879). Il rentra en France par la Picardie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65588, notice MARTIN Jean-Baptiste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 juin 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/802 et BB 27. — Arch. PPo., listes de contumaces et listes d’amnistiés. — Michel Cordillot (coord.), La Commune de Paris 1871. L’événement, les acteurs, les lieux, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l’Atelier, janvier 2021.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément