MARTINOT Jules

Né le 25 mars 1852 à Metz (Moselle) ; demeurant à Paris, rue de Flandre (XIXe arr.) ; journalier ; communard.

Enfant naturel, il avait été abandonné ; il avait toujours eu une bonne conduite et, « ouvrier laborieux », n’avait jamais manifesté d’opinions avancées.
Sous la Commune de Paris, il fut caporal fourrier à la 2e compagnie de marche du 197e bataillon de la Garde nationale ; il aurait obtenu ce grade pendant le 1er Siège, affirmait-il, mais il résulta de l’instruction qu’il n’avait été nommé fourrier que dans le courant d’avril 1871. Dès le 18 mai il aurait cessé tout service.
Une femme Lechaix, sa cousine par alliance, dont le mari avait été tué à Neuilly au commencement de mai, déclara « qu’on l’avait recherché pour assister à l’enterrement et qu’on n’avait pu le trouver parce qu’il se trouvait alors, à ce qu’elle croit, du côté d’Issy ». Les renseignements recueillis sur son compte étaient bons. Il fut condamné, le 8 mars 1872, par le 25e conseil de guerre, à un an de prison.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65640, notice MARTINOT Jules, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 16 février 2020.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/759, n° 6198.

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