MASSONERI DI GALLIGLIANO, Gustavo-Adolfo [et non Gustave, Adolphe, dit Gallignano]

Par Pierre-Henri Zaidman

Né le 14 mars 1825 à Brescia (Lombardie) ; ancien militaire, ingénieur civil, directeur d’une fabrique de savons à Gênes ; communard.

Engagé en octobre 1870 à Chambéry, Massoneri fut nommé commandant du dépôt de remonte des volontaire italiens de Chambéry, puis commandant de l’Escadron d’éclaireurs du Rhône dans le corps dit de l’Etoile initié par Lodovico Frappoli, ancien représentant à Paris de la Lombardie d’abord, puis de la Toscane et de la République romaine en 1848, « colonel improvisé mais vierge de tout combat », haut dignitaire franc-maçon, arrivé à Marseille au mois de septembre 1870 et qui avec le soutien affirmé de Gambetta, se posa en rival de Garibaldi.
Se prévalant faussement de l’autorité de Garibaldi, Massoneri intégra le commandement du ravitaillement pour l’armée des Vosges et obtint 30 000 F pour divers achats dont on ne sait s’ils furent effectués. Bordone, le chef d’état-major de l’armée des Vosges, tenta de le faire arrêter et juger mais « protégé », il échappa à toute poursuite.
Après son licenciement, il vint à Paris, logea à l’Hôtel de Bade, boulevard des Italiens et fut nommé chefs d’escadrons du 1er régiment de cavalerie pendant la Commune ; il fut condamné par contumace par le 4e conseil de guerre le 18 septembre 1873 à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il fut accusé de détournement dans le rapport du comte de Ségur mais il fut officiellement lavé de tout soupçon dans un rapport du ministre de la Guerre, le général Gresley.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65728, notice MASSONERI DI GALLIGLIANO, Gustavo-Adolfo [et non Gustave, Adolphe, dit Gallignano] par Pierre-Henri Zaidman, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 1er avril 2019.

Par Pierre-Henri Zaidman

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/858. — Arch. PPo., listes de contumaces. — Arch. Min. Guerre, 4e conseil (1295). — Rapport fait au nom de la Commission des Marchés, Versailles, 1873. — Bordone, L’Armée des Vosges et la commission des marchés. Réponse à M. de Ségur, 1873. — Le Patriote Savoisien, 3 septembre 1879.

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