MATHIEU Jean, Augustin, Marie

Né le 6 mai 1845 à Montigny-le-Roi (Haute-Marne) ; domicilié à Paris ; manouvrier (il est dit aussi ouvrier mécanicien) ; communard.

Il était marié. Il avait été condamné, le 6 février 1869, à Langres (Haute-Marne), à 100 f d’amende pour délit de chasse.
Il servit la Commune de Paris, fut commandant au château de la Muette (XVIe arr.) sous les ordres de Dombrowski, et fut condamné par contumace le 12 ou 13 août 1872, par le 12e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée.
Il s’était réfugié en Belgique ; il vint clandestinement en France et notamment dans son pays d’origine où on le rechercha sans succès (1876). Il fut amnistié en 1879. Il habitait alors Schaerbeek (Belgique). Le dossier constitué par la gendarmerie belge confirme que Jean, Auguste, Marie Mathieu était bien le colonel nommé le 14 mai par Dombrowski à la tête des forces réunies entre le Point-du-Jour et la porte Wagram (cf. J.O. Commune, 16 mai).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65771, notice MATHIEU Jean, Augustin, Marie, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 juin 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/863 et BB 27. — Arch. Min. Guerre, 12e conseil (n° 536). — Arch. PPo., listes de contumaces. — Arch. Dép. Haute-Marne, 61 M 30. — Arch. Gén. Roy. Belgique, dossier de Sûreté n° 255504 (dossier conservé). — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Les Communards en exil. État de la proscription communaliste à Bruxelles et dans les faubourgs, Bruxelles, 1971. — Notes de M. Cordillot. — Michel Cordillot (coord.), La Commune de Paris 1871. L’événement, les acteurs, les lieux, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l’Atelier, janvier 2021.

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